Camille Delacroix se tenait face à Arthur Lefèvre, l'article froissé entre ses doigts. Les mots du journaliste résonnaient encore dans sa tête, accusant Arthur de malversations financières. Arthur, le visage fermé, consultait son téléphone avec une intensité inquiétante. « Mon équipe de communication vient de me prévenir, dit-il d'une voix tendue.
Il y a pire que l'article. » Camille sentit son estomac se nouer. « Quoi encore ? » Arthur releva les yeux, une lueur sombre dans son regard.
« Le détective engagé par Marc a aussi enquêté sur ma sœur. Il menace de révéler son existence. » Camille resta figée. Une sœur ?
Arthur n'en avait jamais parlé. « Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? » demanda-t-elle, la voix chargée de reproche. Arthur passa une main dans ses cheveux, visiblement épuisé.
« Parce que je pensais te protéger. Élise est... fragile. Elle a besoin de discrétion.
» Camille inspira profondément, sentant la colère monter. « Protéger ? En gardant des secrets, tu nous mets tous en danger. Marc est prêt à tout pour me faire démissionner.
» Elle fit les cent pas dans le bureau, son esprit s'emballant. « Il faut que je voie Élise. Je peux la prévenir, lui proposer mon aide. » Arthur se leva d'un bond, les poings serrés.
« Hors de question. Tu ne sais pas ce que c'est que de vivre avec une sœur qui a déjà souffert. Je ne laisserai personne l'approcher, pas même toi. » Camille le dévisagea, surprise par la violence de sa réaction.
« Je ne suis pas une menace, Arthur. Je veux juste l'aider. » Il secoua la tête, catégorique. « Non.
Marc est imprévisible. S'il découvre que tu es allée la voir, il pourrait passer à l'acte. » Camille croisa les bras, déterminée. « Alors donne-moi au moins son prénom.
Je ne ferai rien sans ton accord, mais je dois savoir qui est cette femme qui compte tant pour toi. » Arthur hésita, puis lâcha dans un souffle : « Élise. Elle s'appelle Élise. » Camille hocha la tête, mémorisant ce nom.
« Bien. Maintenant, je vais à l'atelier. Il y a peut-être des indices sur les manœuvres de Marc dans les comptes. » Arthur la retint par le bras.
« Camille, attends. Ne fais rien d'imprudent. » Elle se dégagea doucement. « Je ne suis pas imprudente, Arthur.
Je suis déterminée. » Elle quitta le bureau, laissant Arthur seul avec ses craintes. Arrivée à l'atelier, Camille se sentit envahie par une vague de souvenirs. Les odeurs de métal et de cire, le bruit des outils sur l'établi...
Elle se dirigea vers le bureau de Marc, espérant y trouver des documents compromettants. Elle ouvrit les tiroirs, feuilleta les dossiers, mais tout semblait en ordre. Trop en ordre. Soudain, son téléphone vibra.
Un message de Marc : « Camille, il faut qu'on parle. J'ai des informations qui pourraient t'intéresser. Appelle-moi. » Elle hésita, puis composa le numéro.
« Qu'est-ce que tu veux, Marc ? » Sa voix était mielleuse. « Je te propose un marché : tu démissionnes, et je fais disparaître l'article sur Arthur. Sinon, je révèle tout sur sa sœur.
» Camille sentit son sang se glacer. « Tu es prêt à détruire une innocente pour arriver à tes fins ? » Marc ricana. « Dans les affaires, il n'y a pas d'innocents.
Réfléchis bien. » Il raccrocha. Camille resta là, le téléphone à la main, le visage pâle. Elle comprit que Marc ne reculerait devant rien.
Mais elle ne céderait pas. Elle devait trouver un moyen de le stopper, et vite. Camille rangea son téléphone, le cœur battant. Elle devait agir, mais chaque option semblait semée d'embûches.
Soudain, une idée germa dans son esprit. Elle pourrait peut-être retourner la situation contre Marc. Mais pour cela, il lui fallait des preuves plus solides. Elle se remit à fouiller les dossiers, déterminée à trouver une faille.
En quittant l'atelier, elle reçoit un appel de Marc qui lui propose un marché : son silence contre sa démission. Camille raccroche, le visage pâle.






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