📖 Sous l'emprise du PDG briseur de pactes
L'effondrement
Le téléphone vibra sur la table de chevet, arrachant Camille à un sommeil agité. Elle décrocha, le cœur battant, et la voix blanche de l'infirmière de l'hôpital lui apprit que son père avait été victime d'un accident vasculaire cérébral. En quelques minutes, elle fut dans sa voiture, roulant vers l'hôpital, les mains moites sur le volant. Le visage de son père, si fort et si vivant, lui apparut en flash, puis l'image de l'atelier, avec ses vitrines étincelantes et le doux cliquetis des outils.
À l'hôpital, elle trouva son père inconscient, branché à des machines. Le médecin fut clair : l'état était critique, et l'avenir incertain. Puis, dans le couloir, son cousin Marc l'attendait, un dossier à la main. Il lui annonça, avec une fausse compassion, que l'entreprise était au bord de la faillite, que les dettes s'accumulaient, et que le seul moyen de la sauver était de trouver un investisseur.
Camille, encore sous le choc, comprit qu'elle devait agir vite. Elle pensa à Arthur Lefèvre, le PDG d'un groupe immobilier, qu'elle connaissait de réputation. Il avait les moyens, et peut-être l'intérêt, de les aider. Sans réfléchir, elle prit rendez-vous avec lui pour le jour même.
L'après-midi, Camille se tenait dans le hall d'accueil de la tour Lefèvre, à La Défense. Elle avait enfilé un tailleur strict, mais ses yeux cernés trahissaient son épuisement. Elle serrait contre elle une serviette contenant les bilans financiers de l'atelier, des chiffres qui ne mentaient pas : l'entreprise perdait de l'argent, et les banques refusaient tout nouveau crédit. Arthur la fit entrer dans son bureau, un espace immense avec une vue panoramique sur Paris.
Il était élégant, sûr de lui, mais son regard était froid. Camille posa les documents sur son bureau et expliqua la situation, sa voix tremblant légèrement. Elle demanda un prêt de deux millions d'euros pour éponger les dettes et relancer la production. Arthur l'écouta sans l'interrompre, puis il se leva et se tourna vers la fenêtre.
« Camille, je suis prêt à vous aider, mais à une condition. » Il se retourna, et son visage était impassible. « Épousez-moi. Un mariage de convenance, d'une durée d'un an.
Je vous donnerai l'argent, et vous me rendrez ce service. » Camille resta figée, incrédule. « Vous êtes sérieux ? » demanda-t-elle.
« Tout à fait. J'ai besoin d'une épouse pour des raisons personnelles, et vous avez besoin d'argent. C'est une transaction. » Camille sentit la colère monter.
Elle avait toujours détesté les hommes qui croyaient pouvoir tout acheter. « Je ne suis pas à vendre, Arthur. » Elle se leva, prête à partir. Mais Arthur la retint : « Réfléchissez bien.
Votre père est dans le coma, et votre entreprise va être saisie dans deux semaines. Avez-vous vraiment le choix ? » Camille hésita. Elle pensa à son père, à son héritage, à tous les artisans qui dépendaient d'elle.
Elle savait qu'Arthur avait raison, mais elle ne pouvait pas accepter sans conditions. « Je veux un contrat avec des clauses précises, » dit-elle, la voix ferme. « Je garde le contrôle de l'entreprise, et je peux rompre ce mariage à tout moment. » Arthur sourit, un sourire sans chaleur.
« Accordé. Mais je veux que vous jouiez le rôle de l'épouse parfaite en public. » Camille acquiesça, le cœur lourd. Elle venait de vendre une partie d'elle-même, mais elle n'avait pas le choix.
Camille et Arthur signèrent le contrat dans son bureau, sous le regard d'un notaire. Les termes étaient clairs : un mariage civil dans un mois, une cohabitation discrète, et une clause de consentement réversible à tout moment. Camille insista pour que l'argent soit versé immédiatement sur le compte de l'entreprise, et Arthur accepta sans broncher. Alors qu'elle rangeait ses documents, elle leva les yeux et croisa son regard.
Il y avait quelque chose dans ses yeux, une lueur de regret, peut-être, ou de tristesse. Mais il se reprit aussitôt et lui tendit la main. « Au plaisir de travailler avec vous, madame Lefèvre. » Camille serra sa main, mais elle se sentait sale.
Elle avait obtenu ce qu'elle voulait, mais à quel prix ? Elle sortit du bureau, la tête haute, mais une fois dans l'ascenseur, elle s'appuya contre la paroi, les jambes en coton. Elle avait sauvé l'entreprise, mais elle avait perdu son indépendance. Elle pensa à son père, et une larme coula sur sa joue.
Elle l'essuya rapidement, se rappelant qu'elle devait être forte. Elle sortit du bâtiment, le téléphone à la main, prête à appeler l'hôpital pour donner des nouvelles. Alors qu'elle marchait vers sa voiture, son téléphone sonna. C'était l'hôpital.
Elle décrocha, le cœur battant, et entendit la voix de l'infirmière, plus grave que le matin. As she leaves, she receives a call from the hospital: her father's condition has worsened.






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