📖 Sous l'emprise du PDG brésilien
La famille Costa
Lia se réveilla en sursaut, le cœur battant. Les paroles d'Alexandre résonnaient encore à ses oreilles : « Marcelo est jaloux de moi depuis toujours. Il pourrait être dangereux. Soyez prudente.
» Elle se tourna vers la fenêtre, où le soleil de São Paulo commençait à peine à se lever. Elle repensa au collier de Dona Isabel, à l'inscription gravée au dos du saphir. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Elle se leva, déterminée.
Aujourd'hui, elle visiterait l'atelier de joaillerie des Costa. Elle devait prouver sa valeur, non seulement à Alexandre, mais aussi à elle-même. Elle enfila une robe simple mais élégante, ajusta le collier autour de son cou, et sortit de sa chambre, prête à affronter la journée. L'atelier était un vaste espace lumineux, rempli d'établis où travaillaient une vingtaine d'artisans.
L'odeur du métal chaud et des pierres précieuses flottait dans l'air. Lia fut présentée par le contremaître, un homme âgé aux mains calleuses nommé Senhor Almeida. « Voici Mademoiselle Moreau, la créatrice parisienne qui va collaborer avec nous », annonça-t-il. Les artisans la dévisagèrent avec méfiance.
Lia sourit, sortit ses croquis et commença à expliquer sa vision : intégrer des motifs brésiliens, comme les vagues de Copacabana et les plumes de perroquet, dans ses créations. Certains artisans hochèrent la tête, intéressés. Mais soudain, Marcelo fit irruption, un sourire mauvais aux lèvres. « Mesdames, messieurs, laissez-moi vous révéler la vérité sur cette prétendue créatrice.
Elle n'est que la maîtresse sous contrat de mon cousin. Une simple prostituée de luxe. » Un silence glacial s'installa. Lia sentit le sang lui monter aux joues.
« Ce n'est pas vrai ! » s'écria-t-elle. Marcelo ricana. « Ah non ?
Et ce contrat, vous l'avez signé ? » Il sortit une liasse de documents de sa poche. « J'ai mes sources. » Les artisans murmurèrent.
Lia, les poings serrés, chercha une issue. C'est alors qu'Alexandre entra, le visage sombre. « Marcelo, sors d'ici immédiatement. Tu n'as aucun droit de perturber mon atelier.
» Marcelo haussa les épaules. « Je ne fais que protéger la réputation de la famille. » Alexandre s'approcha, sa voix glaciale. « Sors, ou je te fais jeter dehors par mes gardes.
» Marcelo, vaincu, quitta la pièce en lançant un regard noir à Lia. Alexandre se tourna vers les artisans. « Lia est une créatrice talentueuse. Je vous demande de lui accorder le respect qu'elle mérite.
» Puis il se tourna vers Lia, son regard s'adoucissant légèrement. « Continuez votre travail. » Après le départ de Marcelo, l'atmosphère se détendit peu à peu. Senhor Almeida s'approcha de Lia, un sourire timide aux lèvres.
« Excusez-nous, Mademoiselle. Nous ne savions pas... » Lia secoua la tête. « Ce n'est rien.
Je comprends. » Elle reprit ses croquis, mais cette fois, les artisans se montrèrent plus curieux. Un jeune apprenti, nommé João, lui montra une technique de sertissage locale. Lia, fascinée, lui demanda de lui en apprendre davantage.
Ensemble, ils esquissèrent une nouvelle collection inspirée des forêts tropicales. Lia se sentait revivre. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait à sa place. Alexandre, resté en retrait, observait la scène avec une lueur d'admiration dans les yeux.
En fin de journée, il s'approcha d'elle. « Vous avez été impressionnante aujourd'hui. » Lia leva les yeux, surprise. « Merci.
Mais j'ai encore beaucoup à apprendre. » Alexandre sourit, un sourire rare. « C'est ce qui fait votre force. » Ils échangèrent un regard complice.
Lia sentit son cœur battre plus vite. Mais elle se rappela les paroles de Marcelo. Elle était vulnérable. Elle devait rester prudente.
Le soir tombait. Lia, épuisée mais satisfaite, regagnait sa chambre. En passant devant le bureau d'Alexandre, elle entendit des voix. Elle s'approcha silencieusement et colla son oreille à la porte.
Le soir, Lia surprend une conversation entre Marcelo et un inconnu au téléphone, mentionnant un « accident » pour la collection.






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