📖 Sous l'emprise du PDG brésilien
Sa main sur mon poignet
Le lendemain, Lia se rendit à l'atelier, déterminée à travailler malgré les caméras. Elle avait passé une nuit agitée, repensant à la conversation avec Alexandre et à la menace de Yannick. Elle posa ses carnets sur l'établi, sortit ses outils et commença à dessiner une nouvelle pièce. Mais sa main tremblait.
Elle n'arrivait pas à se concentrer, consciente de chaque regard invisible. Elle se leva pour chercher une pierre précieuse dans le tiroir, mais ses doigts glissèrent. La pierre tomba sur le sol avec un bruit sec. Lia se baissa pour la ramasser, mais elle était déjà fêlée.
Elle laissa échapper un juron. C'était une aigue-marine, une pièce unique qu'elle avait prévu d'utiliser pour une commande importante. Elle la prit dans sa main, les éclats coupants lui entaillant la peau. Elle ne sentait pas la douleur, seulement la colère contre elle-même et contre cette situation.
C'est alors qu'Alexandre entra, le visage fermé. Il avait dû voir la scène à travers les caméras. Il s'approcha rapidement, saisit brusquement son poignet pour l'empêcher de se blesser davantage. Sa poigne était dure, presque violente.
Lia sursauta, cherchant à se dégager. « Lâchez-moi ! » cria Lia, se débattant. Alexandre ne relâcha pas sa prise, ses doigts s'enfonçant dans sa peau.
Il regardait les éclats de verre et de pierre, son expression indéchiffrable. « Vous auriez pu vous couper plus gravement, dit-il d'une voix tendue. » Lia réussit à se dégager d'un mouvement brusque, laissant une marque rouge sur son poignet. Elle recula, les yeux brillants de colère.
« Ne me touchez plus jamais ! » s'exclama-t-elle. Alexandre resta immobile, un muscle de sa mâchoire tressaillant. « Je voulais vous aider, dit-il, mais sa voix manquait de conviction.
» Lia croisa les bras, ignorant la douleur lancinante. « M'aider ? En me saisissant comme un objet ? Vous n'avez aucun droit de me traiter ainsi, même si je suis sous contrat.
» Elle le défia du regard. Alexandre sembla hésiter, puis il baissa les yeux. « Vous avez raison, murmura-t-il. Je suis désolé.
» Lia fut surprise par ses excuses. Elle s'attendait à ce qu'il se justifie ou qu'il la menace. Au lieu de cela, il semblait vulnérable. Elle prit une profonde inspiration.
« Pourquoi avez-vous réagi si violemment ? demanda-t-elle. » Alexandre détourna le regard, comme s'il cherchait ses mots. « Ma mère...
elle avait l'habitude de casser des objets quand elle était en colère. Elle est partie un jour, après une dispute violente avec mon père. Je n'ai jamais su où elle était allée. J'ai grandi dans la misère, avec un père brisé.
» Lia sentit son cœur se serrer. Elle n'avait jamais imaginé qu'Alexandre puisse avoir une telle blessure. Elle resta silencieuse, écoutant. « Je ne supporte pas de voir quelqu'un se blesser, ajouta-t-il.
Cela me ramène à ce jour. » Lia comprit alors que sa réaction n'était pas de la violence, mais de la peur. Elle se sentit moins en colère, mais elle ne pouvait pas laisser passer ce geste. « Je comprends, dit-elle doucement.
Mais vous devez me promettre de ne plus jamais lever la main sur moi, même pour m'aider. » Alexandre la regarda, ses yeux sombres pleins d'une émotion qu'elle ne put déchiffrer. « Je vous le promets, dit-il. » Il tendit la main, mais Lia ne la prit pas.
Elle avait besoin de temps pour digérer cette révélation. Lia s'assit sur le tabouret, laissant la tension retomber. Alexandre resta debout, semblant perdu. « Je ne savais pas pour votre mère, dit-elle.
» Il haussa les épaules. « Personne ne le sait. C'est une partie de moi que je garde cachée. » Lia se sentit privilégiée qu'il lui ait fait confiance, mais elle resta sur ses gardes.
« Cela ne change rien au contrat, dit-elle. Je suis toujours là pour sauver l'entreprise de mon père. » Alexandre acquiesça. « Je sais.
Et je respecte votre détermination. » Il s'approcha de l'établi, examinant la pierre fêlée. « C'est une belle pièce, dit-il. Dommage.
» Lia soupira. « Je peux la réparer, mais il me faudra du temps. » Alexandre sortit son téléphone. « Je vais vous faire livrer une autre aigue-marine.
En attendant, vous pouvez travailler sur d'autres projets. » Lia fut surprise par sa générosité. « Merci, dit-elle. » Il hocha la tête, puis se dirigea vers la porte.
Avant de sortir, il se retourna. « Lia, dit-il, je suis sincèrement désolé pour tout à l'heure. Je ne voulais pas vous faire peur. » Elle le regarda, cherchant une trace de mensonge.
Elle n'en trouva pas. « Je vous crois, dit-elle. Mais n'oubliez pas votre promesse. » Il esquissa un sourire, presque imperceptible.
« Je n'oublierai pas. » Il sortit, la laissant seule avec ses pensées. Lia se massa le poignet, la marque commençant à bleuir. Elle se sentait étrangement plus proche de lui, mais aussi plus vulnérable.
Elle savait qu'elle devait rester concentrée sur son objectif. Elle sortit son téléphone pour vérifier les messages, mais il n'y avait rien de Yannick. Elle se demanda ce qu'il manigançait. Lia se remit au travail, mais son esprit était ailleurs.
Elle pensait à la confession d'Alexandre, à sa promesse, à la menace de Yannick. Soudain, son téléphone sonna. C'était Yannick. Elle hésita, puis répondit.
Sa voix était glaciale. « Lia, j'ai des informations qui pourraient intéresser Alexandre. Des informations sur vous. » Lia sentit son sang se glacer.
« Que voulez-vous ? » demanda-t-elle. Yannick rit. « Je veux que vous m'aidiez à obtenir des documents de l'entreprise.
Sinon, je lui dirai que vous avez envisagé de le trahir. » Lia resta muette, le téléphone collé à son oreille. En sortant de l'atelier, Lia reçoit un appel de Yannick. Il menace de révéler à Alexandre qu'elle a envisagé de le trahir si elle ne coopère pas.
Lia écoute, glacée.






💬 Reader Comments
Comments are coming soon. Join the discussion about Sous l'emprise du PDG brésilien!