📖 Sous l'emprise du PDG brésilien
L'homme qui me déteste
La voiture noire était là, garée de l'autre côté de la rue, ses vitres teintées reflétant les dernières lueurs du soir. Lia sentit son cœur s'emballer. Il la surveillait. Elle serra les documents contre sa poitrine, le papier froissant sous ses doigts.
Elle aurait pu fuir, mais à quoi bon ? Alexandre Costa avait les moyens de la retrouver n'importe où. Elle devait l'affronter. Elle inspira profondément, traversa la rue et frappa à la vitre.
La vitre s'abaissa, révélant son visage impassible. « Montez », dit-il sans préambule. Elle obéit, s'installant à côté de lui. L'habitacle sentait le cuir et un parfum boisé.
Il ne la regardait pas, les yeux fixés sur la route. « Vous avez lu le contrat ? » demanda-t-il. « Oui.
Et j'ai des questions. » Il tourna enfin la tête vers elle, un sourcil levé. « Je vous écoute. » « Pourquoi moi ?
Pourquoi cette haine ? » Lia ne put retenir la question qui la brûlait depuis la veille. Alexandre resta silencieux un long moment, puis ses mâchoires se crispèrent. « Votre père a ruiné le mien.
Il l'a poussé à la faillite, et mon père en est mort. » Lia sentit le sol se dérober sous elle. Son père, cet homme qu'elle avait tant aimé, était responsable de la mort d'un autre. « Ce n'est pas possible...
» murmura-t-elle. « Votre père était un homme d'affaires impitoyable, Mademoiselle Moreau. Il a volé, menti, détruit. Et vous, vous héritez de son empire.
» Il y avait une amertume glaciale dans sa voix. Lia secoua la tête, refusant d'y croire. « Je ne savais pas. Je ne savais rien de ses affaires.
» « Peu importe. La dette est réelle. Vous devez payer. » Elle releva le menton, défiant sa froideur.
« Je signerai, mais à une condition : l'atelier doit rester ouvert, et je continuerai à y travailler. » Alexandre la dévisagea, surpris par son audace. « Vous êtes en position de négocier ? » « Je suis la seule à pouvoir sauver votre investissement.
Sans moi, l'atelier ferme, et vous ne récupérerez jamais votre argent. » Il y eut un silence tendu. Puis, un sourire sans chaleur étira ses lèvres. « Soit.
Mais j'ajoute une clause : vous vivrez chez moi, sous ma surveillance constante. » Lia hésita, mais elle savait qu'elle n'avait pas le choix. « D'accord. » Ils retournèrent à son bureau.
Alexandre sortit le contrat, y ajouta les nouvelles conditions, puis le poussa vers elle. Lia prit le stylo, la main légèrement tremblante. Elle relut chaque ligne, consciente que sa vie allait changer à jamais. En signant, elle remarqua une fine cicatrice sur le dos de sa main, qui disparaissait sous la manche de sa chemise.
Elle s'attarda une seconde de trop. « Qu'est-il arrivé à votre main ? » demanda-t-elle sans réfléchir. Alexandre retira sa main brusquement, son visage se fermant.
« Cela ne vous regarde pas. » Mais ses yeux trahirent une douleur profonde, un souvenir qu'il ne voulait pas partager. Lia signa, le stylo laissant une trace noire sur le papier. Elle venait de perdre sa liberté, mais elle avait gagné une lueur d'espoir : cet homme n'était pas aussi insensible qu'il le paraissait.
Elle se leva, prête à partir, mais il la retint. « Nous partons pour le Brésil demain matin. Préparez vos affaires. » Lia acquiesça, le cœur lourd.
En sortant, elle jeta un dernier regard par-dessus son épaule. Alexandre était assis, le regard perdu, la main frottant machinalement sa cicatrice. Lia se tenait sur le seuil, le contrat signé dans son sac. Elle savait qu'elle venait de sceller son destin.
Mais une question la hantait : quelle autre blessure cet homme cachait-il ? As Lia signs, she notices the scar and asks, 'What happened to your hand?' Alexandre pulls his hand back abruptly, his expression hardening. 'That is none of your concern,' he says, but his eyes betray a deep pain.






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