📖 Sous l'emprise du PDG brésilien
Le premier dîner
Lia rangea son téléphone dans la poche de sa veste, le cœur battant. La réponse de Yannick était partie, exigeant une preuve de sa bonne foi. Elle savait qu'elle jouait un jeu dangereux, mais elle n'avait plus le choix. Alors qu'elle descendait l'escalier, elle croisa le regard d'Alexandre, déjà habillé pour le dîner.
Il la détailla de la tête aux pieds, un sourire froid aux lèvres. « Prête à affronter mes invités ? » demanda-t-il. Elle hocha la tête, refusant de montrer sa nervosité.
Dans la salle à manger, les convives brésiliens l'attendaient, leurs regards curieux pesant sur elle. Alexandre la présenta comme sa compagne contractuelle, un terme qui la fit frémir. Elle prit place, déterminée à ne pas se laisser intimider. Le dîner commença dans une atmosphère tendue.
Les invités parlaient affaires, échangeant des chiffres et des noms que Lia ne connaissait pas. Soudain, un homme âgé, aux cheveux gris, se tourna vers elle. « Mademoiselle Moreau, j'ai entendu parler de la faillite de votre père. Une triste affaire, n'est-ce pas ?
» Ses mots étaient polis, mais son ton était chargé de mépris. Lia sentit le sang lui monter aux joues. Elle posa sa fourchette, prit une inspiration, et répondit d'une voix ferme : « Mon père a commis des erreurs, mais il a aussi créé des pièces d'exception qui ont fait la fierté de la maison Moreau. Les erreurs ne définissent pas un héritage.
» Un silence glacial s'installa. L'homme ricana, mais Alexandre intervint, son regard posé sur Lia avec une lueur nouvelle. « Elle a raison. Le talent de la famille Moreau est indéniable.
» La tension retomba, mais Lia savait qu'elle venait de se faire un ennemi. Après le dîner, Alexandre la fit venir dans son bureau. Il la regarda longuement, puis dit : « Vous m'avez surpris. Je commence à vous respecter, mais cela ne change rien à ma vengeance.
» Il sortit une clé de sa poche et la poussa vers elle. « L'atelier est à vous. Vous pourrez y travailler. » Lia prit la clé, le cœur battant.
Lia se rendit à l'atelier dès le lendemain matin. L'endroit était resté tel que son père l'avait laissé, avec ses établis, ses outils et ses croquis. Elle se sentit enfin chez elle. Elle s'installa, sortit ses carnets et commença à dessiner, retrouvant un peu de paix.
Mais alors qu'elle se levait pour chercher un outil, son regard tomba sur une petite caméra fixée au plafond, discrète mais bien visible. Elle en compta plusieurs autres, dissimulées dans les coins. Alexandre la surveillait. Elle sentit la colère monter, mais aussi une étrange excitation.
Il ne lui faisait pas confiance, mais il lui donnait une chance. Elle décida de jouer le jeu, mais à sa manière. Elle continuerait à chercher des preuves de l'innocence de son père, mais elle utiliserait aussi cet atelier pour créer, pour prouver sa valeur. Elle se remit au travail, mais chaque geste était désormais conscient de ces yeux invisibles.
Lia examina les caméras, notant mentalement leurs angles morts. Elle savait qu'elle devait être prudente. Elle sortit son téléphone, vérifia que personne ne la regardait, puis composa le numéro de M. Dupont, le vieux téléphone fixe de l'atelier étant son seul espoir.
En acceptant, elle découvre que l'atelier est équipé de caméras, et comprend qu'Alexandre surveille chacun de ses gestes.






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